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Vu de l'intérieur - Victoria

Dernière mise à jour : 26 juin 2023


C’était en juin 2016.

Il y a 7 ans précisément. Le jour de mon départ concorde d’ailleurs avec le jour où j’écris ces mots.

Est-ce un hasard ? 7 ans, jour pour jour, que j’ai rencontré l’Inde. Et moi-même avec.


J’avais 18 ans et j’allais vivre les 2 mois les plus transformateurs de ma petite vie jusqu’à aujourd’hui. Avec une insouciance certaine, je n’avais qu’une seule envie : partir pour sentir la vie frapper. Découvrir une autre réalité que celle des draps bordés. Je voulais du vif, du brut, du déconcertant, du dur, des facettes de la réalité que l’on cache par tabou, par peur ou par pudeur.



J’ai retrouvé les bidonvilles de Jaipur en découvrant une vie sans filtre. Je me suis dépouillée de tout, et surtout de mes certitudes les plus ancrées. A vivre avec celles et ceux qui n’ont pas nos privilèges, j’ai senti une immense responsabilité à non seulement ne pas laisser ma vie s’écouler, mais à surtout aider d’autres vies.


Ce voyage a tout changé, et je suis partie sans dire aurevoir.

A bientôt, promis, je reviendrai.


7 années se sont écoulées depuis, et ma vie a pris une trajectoire des plus atypiques. Mon engagement écologique, mon ouverture spirituelle, mon côté rebelle et mon refus du conformisme se tirent de l’Inde. Certainement. Pendant ces 7 années, j’ai tâché de terminer mes études comme il se doit, de rendre mes dossiers à l’heure et de manger de la soupe pour grandir. J’ai veillé à ne pas trop tanguer dans une société qui bouscule. Avant de comprendre que l’on ne pouvait pas rester stable dans une société bancale. Il fallait alors bousculer cette société en retour.

De podcasts, en livres et en conférences, j’ai mis mon engagement au service du monde avec toujours cette promesse en fond : je reviendrai en Inde. S’il y a une valeur qui compte pour moi, c’est celle de la fiabilité. Je tiens mes promesses.


Il fallait retourner en Inde.



C’était en juin 2022.

Je terminais une session de surf dans les landes et j’ai ressenti l’évidence. J’allais repartir, sans avion, et réaliser un film. Je n’avais encore jamais rencontré Johan.


J’ai attrapé mon téléphone pour lui écrire.

Avec une insouciance certaine, encore.


C’était le début de Shimla.


Victoria

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